Paroles d’artistes: Gwenvaël Engel

L’Union française de Montréal déniche les artistes français, amateurs ou confirmés, qui résident désormais de l’autre côté de l’Atlantique et vous dévoile leurs projets et inspirations.  La parole est aux artistes!

Gwenvaël Engel est une photographe indépendante originaire de Bretagne. Dans son enfance, elle part vivre quatre années à l'étranger, d'abord à Tahiti puis en Côte d'Ivoire. Ces voyages seront le début d'une grande histoire d'amour avec les cultures du monde. C'est à 15 ans qu'elle découvre sa passion pour la photographie, commençant à immortaliser des moments anodins avec un appareil argentique légué par son grand-père.

Union Française de Montréal : Qui es-tu? Que fais-tu?

Je suis une photographe, grande amoureuse des cultures du monde. Je dirige majoritairement mon travailvers les sujets de société. Je me suis cependant ouverte à d’autres pratiques photographiques ces dernièresannées. J’aime immortaliser les hommes et les femmes, d’ici ou d’ailleurs, dans leur intimité. Cela mepermet de dégager des histoires humaines et sincères.

Union Française de Montréal : Un mot clé qui définit ta pratique?

La rencontre.

Union Française de Montréal : Quelle est la place de l’art dans ta vie?

Comme pour beaucoup, l’art berce mon quotidien. Pour moi, l’art est un vecteur d’éducation, de découverte et de transmission. Il permet l’expression, la contestation, la réflexion, mais aussi l’amusement.

Union Française de Montréal : En temps de pandémie, l’art est-il essentiel ou superflu?

L’art est essentiel car il nous permet l’évasion et le divertissement en cette période d’isolement. Mais l’art est surtout essentiel car c’est est un outil de connexion humaine et d’espoir où chacun peut s’identifier. L’art est à l’image de nos sociétés: d’une diversité inspirante.

Union Française de Montréal : Un artiste français qui t’inspire?

Les artistes français qui m’inspirent sont très nombreux. Pour rester dans mon domaine, je citerai Pascal Maître, grand photographe-reporter. Son travail est absolument remarquable. J’aime aussi la manière dont le Rap joue avec la langue française pour faire passer des messages souvent engagés. J’aime nos humoristes français, tel que Matthieu Longatte.

Union Française de Montréal : Dévoile-nous ton premier coup de cœur artistique…

Je n’ai jamais été une grande lectrice. Pourtant, le livre Syngué Sabour (Atiq Rahimi, Prix Goncourt, 2008) a été l’œuvre la plus marquante de mon adolescence. Il a été mon premier contact avec le monde arabo-musulman, celui qui a ouvert les porte de toutes mes curiosités.

Union Française de Montréal : Quels projets artistiques comptes-tu réaliser en 2021?

Parallèlement à la photographie, plusieurs projets sont à prévoir en 2021. Je présenterai une photo-conférence intitulée «Iran: Visages d’une jeunesse plurielle», co-réalisée avec la sociologue Hanieh Ziaei. Nous allons la présenter dans de nombreuses structures au Québec. Je vais également aller vers d’autres horizons artistiques: je finalise actuellement un roman sur une histoire d’amour vécue dans un village d’Iran.

Union Française de Montréal : Où peut-on suivre ton actualité?

Vous pouvez suivre mon travail sur Instagram: c’est là que je suis la plus active. Vous pouvez également découvrir davantage de photographies-reportages sur mon portfolio.

Des enfants jouent dans le désert. Ile de Qeshm, Iran - 28 Novembre 2016.
Niger on the edge, National Geographic - Pascal Maitre

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